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Elections en Belgique: deux démocraties face à face

Ecrit par le 29 mai 2019


La minute de l’Europe ce mercredi, consacrée à la Belgique, car ce dimanche 26 mai n’était pas seulement consacrée aux Européennes.

Mais aussi aux élections générales dans le plat pays, que ce soit au niveau régional et fédéral. Un scrutin qui a révélé encore plus les divisions qui sévissent dans le pays depuis plusieurs années. Seule semblant d’unité, la balance qui penche à gauche.

Notamment en Wallonie, en particulier la gauche écologistes (12 sièges au Parlement wallon, soit 8 de plus) et la gauche communistes qui supplantent la gauche socialiste désormais. Des écolos qui se renforcent aussi au Parlement bruxellois, avec 15 sièges, soit 2 de plus que le MR (l’équivalent des Républicains).

C’est donc une alliance de centre-gauche qui s’est formée dans la capitale. L’extrême-droite flamande, conserve quant à elle, ses 3 sièges.

En revanche, la droitisation – voire l’ultra-droitisation – de la politique s’opère du côté flamand. Le N-VA (parti nationaliste) et le Vlaams Belang (ultra nationaliste) ont requis la voix d’un électeur sur deux, en Flandre. Nos confrères de la presse belge paraissent plus que perplexes : la Libre Belgique se demande « pourquoi l’un des régions les plus prospères d’Europe ont propulsé le Belang au deuxième rang politique ». L’Echo, quant à lui, appelle à ouvrir les yeux autour de ce parti, notamment auprès de la jeunesse, en montrant son inanité. Sans pour autant le masquer, car cela ne ferait que renforcer sa légitimation.

Même son de cloche pour Le Soir, pour qui, il ne faut pas stigmatiser les électeurs du Belang, sans pour autant le justifier. La Dernière Heure, de son côté est plus craintive, affirmant que « le béton armé qui entourait le cordon sanitaire autour de ce parti est en train de s’effriter ». Regrettant aussi une Belgique coupée en deux, à l’instar de SudPresse. L’Avenir, enfin, ne sait pas comment pourra se constituer un gouvernement fédéral compte tenu du fossé qui sépare Flamands et francophones…

Mais ce qui est à souligner, c’est que côté flamand, on s’interroge aussi. Ils estiment, dans leur grande majorité, que la victoire du Vlaams Belang, sonne surtout la défaite du président de la N-VA nationaliste, Bart De Wever. La presse néerlandophone se demande alors ce « qu’il va advenir du fameux cordon sanitaire » autour de ce parti ? De Morgen craint qu’avec ce résultat, la Flandre s’isole sur le plan national et international.

Gazet Van Antwerpen pense quant à lui que ce résultat va obliger les partis traditionnels à devoir négocier avec les nationalistes. Het Laatste Nieuws remet en cause le supposé racisme et l’antidémocratisme du Vlaams Belang, héritier du Vlaams Block d’il y a 15 ans. L’éditorialiste de De Standaard estime que si la Flandre est prospère économiquement parlant, le manque de renouvellement des partis traditionnels a mis les flamands en colère.

De Tijd se demande alors comment la transformer en politique ? Le résultat aussi de l’échec des partis à répondre à des questions essentielle, creusant un peu plus le fossé qui les éloigne des électeurs. Cependant, que les ressortissants français se rassurent, la complexité du système politique belge tempère la répartition des pouvoir, évitant un changement rapide radical. Seule la situation économique de la Belgique risque d’en pâtir.

 

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