Musique en cours

Title

Artist

Background

Fin de cycle pour la Chine ?

Ecrit par le 4 juin 2019


Ce mardi dans la chronique l’Echo de l’Eco, on parle de la fin des années dorées pour la Chine…

Dans la guerre commerciale qu’elle se livre avec les Etats-Unis, l’empire du Soleil Levant a du mal à encaisser le fait que le géant de la téléphonie, Huawei, ne puisse plus utiliser les solutions informatiques d’Alphabet, mis au point par Google. L’expansion reposant sur les exportations et l’éclatement des chaînes de production semble donc avoir fait son temps. Les contraintes environnementales et le retour d’un certain nationalisme économique obligent à changer de modèle de croissance.

D’autant que la population vieillie. Avec un PIB par habitant de 8 827 dollars, contre 59 928 aux Etats-Unis, et 38 484 en France, le rattrapage a été impressionnant depuis le début des années 90, où ce PIB par habitant ne dépassait pas les 318 dollars, en Chine. Mais sur le plan démographique, la Chine est en train de rattraper les modèles occidentaux, avec un taux de fécondité d’1,6 enfants par femme, alors que la France et les Etats-Unis, sont à 1,8.

Le vieillissement de la population se traduit donc par une forte augmentation des dépenses sociales à prévoir, et une pénurie de main-d’oeuvre dans les années à venir. La Chine devra donc se tourner vers des exportations haut-de-gamme, à l’Allemande, et d’accroître ses revenus dû à ses placements financiers.

Les entreprises chinoises sont donc de plus en plus contraintes d’investir à l’étranger. La Nouvelle Route de la Soie pourrait donc faire preuve d’importants investissements dans nombres d’infrastructures, en prêtant de l’argent à des opérateurs nationaux, voire en acquérant des ports, des aéroports, des mines, ou encore des domaines agricoles. Et cela, tant pour diversifier ses sources de revenus, que pour sécuriser ses importations, tout en garantissant ses exportations. Ces investissements directs à l’étranger, quasi nuls en 1998, se chiffrent désormais à une centaine de milliards de dollars par an.

Avec notamment 387 milliards de stocks d’investissements chinois en Amérique Latine, 111 milliards en Europe et un total d’investissements directs chinois dans le monde, de 1 810 milliards de dollars.
Des investissements rendus possibles par le solde positif de la balance courante, de 3 à 4% du PIB et un taux d’épargne de 45% de ce même PIB. Ses réserves de change, passant ainsi de 200 à 4 000 milliards de dollars, de 1998 à 2013. Mais une tendance qui va à la baisse désormais, avec une perte de 800 milliards de dollars depuis 6 ans. Or c’est ce même facteur de vieillissement de la population qui devrait faire baisser ce taux d’épargne.

Ainsi, entre 2018 et 2040, la population de 60 ans et plus devrait doubler et atteindre 30% de la population totale en Chine. Il paraît donc loin le temps où les Etats-Unis aidaient la Chine de manière bienveillante. S’ouvre plutôt une période d’affaiblissement, pour que les américains conservent leur position dominante.

 

Lire l’article au complet sur le site Lesfrançais.press. 


%d blogueurs aiment cette page :