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Le fisc français, toujours champion d’Europe

Ecrit par le 7 novembre 2019


On s’arrête ce matin sur ce nouveau titre de Champion d’Europe décroché par la France… Celui en matière de recettes fiscales ! Elles représentent ainsi 48,4% du PIB de la France, quand il ne s’élève qu’à 41,7% du PIB dans la zone €… Et ces recettes fiscales peuvent aller du simple au double selon les pays européens… Pour seul exemple, la France se fixe donc à 48,4% du PIB, quand ces mêmes recettes fiscales n’atteignent que 23% du PIB en Irlande… Ainsi, la Belgique, le Danemark et la Suède talonnent la France en tête de ce classement, alors que la Roumanie et la Bulgarie accompagnent l’Irlande en queue de peloton…

Et notez que le poids de la pression fiscale est en forte hausse dans notre pays, depuis 2002… En 16 ans, elles est ainsi passée de 44,1 à 48,4% du PIB, contre 39,7 à 41,7% à l’échelle continentale…

Et dans le détail, les impôts sur la production et les importations s’élèvent à hauteur de 16,7% du PIB français, contre 13,3% du PIB de la zone €, et 13,6% du PIB de l’Union Européenne… Néanmoins, les Suédois et les Croates nous dépassent à cet exercice, avec respectivement 22,4 et 20,1% de leur PIB issus des impôts sur la production et les importations…

En revanche, la France se classe dans la moyenne concernant le poids des cotisations sociales… S’il représente 13,3% du PIB dans notre pays, il est de 13,2% dans l’Union Européenne et 13% pour la Zone €… La Suède étant une nouvelle fois en tête avec 18,6% de son PIB… L’impôt sur le revenu est de 9,6% du PIB en France, soit près de 15 points de moins qu’en Suède… Mais la France reprend la tête en matière de cotisations sociales, avec 18% du PIB issus de ces cotisations… Suivi de près par l’Allemagne (17,1%)…
En revanche il est légitime de se demander si c’est grâce à un niveau élevé de prélèvements que l’on assaini vraiment les finances publiques… 
La situation française semble confirmer la règle selon laquelle un assainissement des comptes publics reposant sur les impôts est moins efficace que celui fondé sur des économies budgétaires. Pour preuve, le déficit public français était de 2,5 % du PIB en 2018 quand la moyenne de la zone euro était de 0,5%.


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