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JIM MORRISON, l’insaisissable légende

Ecrit par le 11 septembre 2019


Certaines grandes figures du monde des arts ou même de la politique sont restées jeunes et actuelles malgré le temps qui passe. N’y voyez aucun hasard. Si elles ont franchi les générations, c’est le plus souvent grâce à une photo.

Ne vous êtes-vous jamais demandé si ce beau jeune mec qui flâne avec un T-Shirt représentant Che Guevarra sait exactement qui il fut vraiment ? Est-ce que toutes les filles qui trimballent le portrait d’Audrey Hepburn avec sa petite robe noire, son collier de perle et son fume-cigarette sont accroc au film Breakfast at Tiffany’s ? Au vu des dizaines de millions d’exemplaires de merchandising écoulé dans le monde, cinquante ans après, on peut en douter. Tout réside dans une photo dont lors de sa prise ni l’auteur ni le sujet ne doutent  du destin que connaîtra ce moment de leur vie : devenir une icône.

Ainsi de la fameuse photographie noir et blanc de Jim Morrison. Si sa posture, les bras en croix ne vous apparaît pas immédiatement à l’esprit, tapez simplement son nom dans Google image, elle apparaîtra directement. Il y a bien sûr le symbole, les bars ouverts mais il y aussi cette gueule d’ange avec ses traits fermés et un regard perçant. Comme Freddie Mercury ou Debbie Harry, Jim Morrison appartient à cette catégorie de chanteurs, de personnages qui ont réussi à faire oublier le groupe dans lequel ils jouaient et sans lequel pourtant ils n’étaient rien. Une personnalité écrasante, oui, et en plus, un don pour s’incarner en une image forte qui allait faire d’eux des icônes.

Il y a donc beaucoup de chance pour que toutes celles et ceux qui ont un jour affiché cette image de Jim Morrison ne soient pas vraiment des fans des Doors. C’est l’homme qui les interpelle. Un homme complexe il est vrai sans qui les Doors n’auraient évidemment pas connu le même destin. Il faut dire que chez Jim Morrison, rien n’était prémédité ni artificiel. Non, Morrison ne faisait pas la danse des sorciers indiens sur scène pour le show. Non, il n’était pas asocial pour se donner un genre. Car tout dans ce qu’il a chanté, écrit et été, trouve ses racines et sa raison dans son enfance et son adolescence.

Le gros moteur de la voiture familiale ne tourne plus, la portière avant vient de claquer. Serait-on arrivé à la maison ? James se réveille, se relève et regarde son père s’éloigner. Les Morrison ne sont pas encore rentrés. Son père se dirige vers une camionnette accidentée. Il y a de nombreuses personnes, certaines sont assises sur le bord de la route. Mais d’autres sont allongées sur la route, baignant dans leur sang. Ils portent les cheveux longs, leur teint est sombre, ce sont des Indiens, des American Natives comme on devrait les appeler. James ne se sent pas très bien, on dirait que l’un d’eux est entré dans la voiture. Mais à part sa mère et ses grands-parents, il n’y a personne. En fait, son esprit de shaman est entré en lui. C’est du moins ce qu’il racontera à sa sœur durant toute sa jeunesse. Ses parents ne gardent pas le même souvenir de cet événement survenu en 1947 alors qu’il n’a que 4 ans. Toujours est-il que tout dans l’attitude de James alias Jim Morrison tournera autour de ce personnage habité par un autre, un Indien d’Amérique qu’il sera par moment lorsque sur scène il tombera en transe et s’écroulera, fascinant l’assistance et effrayant le service d’ordre.

Non, décidément Jim Morrison n’est pas un chanteur comme les autres. Même Mick Jagger des insupportables Rolling Stones n’est pas aussi inquiétant pour l’Amérique bien pensante et ordonnée.


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