Musique en cours

Title

Artist

Background

La France fait barrage à l’élargissement européen

Ecrit par le 17 octobre 2019


On parle ce matin du difficile élargissement de l’Union Européenne… Avec un exemple concret : l’ouverture avortée des négociations pour l’entrée de la Macédoine du Nord… L’UE avait pourtant promis ces négociations à Skopje, après l’accord historique de Prespa avec la Grèce…

Les 28 ministres européens des Affaires Etrangères se sont donc réunis à Luxembourg, mardi, pour débattre de l’adhésion de la Macédoine du Nord et l’ALbanie… Mais aucune décision n’a été prise pour l’un ou l’autre pays, car seule la France s’est opposée à l’ouverture des négociations pour l’adhésion de la Macédoine du Nord, alors que les Pays-Bas et le Danemark l’ont soutenue, mais bloqués la procédure pour l’Albanie…

La Ministre finlandaise des Affaires Etrangère – Tytti Tuppurainen – qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE, a donc inscrit ces négociations au programme du prochain sommet, aujourd’hui et demain à Bruxelles… Les leaders européens auront, entre autre au menu, le Brexit, l’offensive militaire turque en Syrie, et donc l’élargissement de l’UE…

La ministre française des Affaires européenne – Amélie de Montchalin – confirme l’opposition de la France aux négociations avec les deux pays des Balkans occidentaux… Ils doivent assurer davantage de réforme avant de prétendre à entrer dans l’UE, selon Amélie de Montchalin… Parmi elles, la gestion de la fuite des cerveaux, qui pourtant n’est pas entré en ligne de compte pour la Serbie et le Monténégro, dont les négociations sont en cours…

La Ministre française des Affaires européennes considère que les critères établis en 2018 doivent être respectés pour une question de crédibilité… Précisant que concernant la Macédoine du Nord, une réforme du Bureau de Procureur Spécial était dans l’impasse… Les pays favorables à l’ouverture des négociations, considèrent, eux, que l’UE perd en crédibilité après sa promesse… À Paris, on ne nie pas que ces pays feront un jour partie de l’Union, mais qu’il est trop tôt pour amorcer ces négociations…

De son côté, Berlin a déclaré qu’entamer ces négociations était une priorité pour l’Allemagne… La Chancelière, qui a rencontré Emmanuel Macron hier à Toulouse, devait en toucher un mot au Président français… La France pourrait alors revoir ses positions lors de ce sommet européen, si Berlin rallie la France au sujet de la réforme de la zone€… Emmanuel Macron est donc tiraillé entre les élections de 2022 et le fait de ne pas froissé Moscou qui voit d’un mauvais œil les procédures d’adhésion de ces territoires… Ainsi, la plupart des Etats membres ont exprimé leur frustration face à la position française… Car si l’ouverture des négociations est une étape importante, la procédure peut, elle, durer plusieurs années, et les Etats membres ont un droit de véto en cas de réformes non convaincantes…

Et ce refus français peut avoir des conséquences géopolitiques non négligeable… Avec la montée du parti d’opposition en Macédoine et le projet d’une Grande Albanie… Et ce sont mêmes les nouveaux Etats membres qui sont le plus favorables à ces négociations… La Bulgarie pourrait même soutenir Skopje, malgré les tensions avec la Macédoine… Car « Il est crucial de donner un signal politique pour montrer que l’élargissement est toujours d’actualité », conclut George Ciamba, le ministre roumain des Affaires européennes.

Lire l’article sur lesfrancais.press


%d blogueurs aiment cette page :