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L’économie française patine, la zone euro atone

Ecrit par le 1 octobre 2019


On revient ce matin sur les difficultés rencontrées par l’économie française et européenne… Selon les derniers chiffres du cabinet Markit, l’indice composite du secteur privé est passé dee 52,9 en août, à 51,3 au mois de septembre, soit le plus bas niveau atteint au cours des 4 derniers mois… Et pour l’écnomiste Eliot Kerr, cela s’explique par une « croissance française portée par le secteur des services », alors que la production manufacturière est repartie à la baisse en septembre… La Banque de France a donc prévue un fort ralentissement de l’économie en 2019 et 2020 à 1,3%, contre 0,4 et 0,9 points de plus les années précédentes… Cependant, l’économie française résiste par rapport à la dégradation de la conjoncture mondiale… Cela proviendrait essentiellement de la demande intérieure hors stock…

Dans le détail, le moteur de l’appareil productif est en panne… L’indice de production manufacturière est ainsi passé en-dessous de la barre des 50, à 49,7 en septembre… L’indice du secteur tertiaire a lui aussi perdu près de 2 points, pour s’établir à 51,6 ce mois-ci… Une difficulté liée aussi au plus fort repli européen depuis 6 ans… Or, si la situation du secteur manufacturier ne cesse d’empirer (phase de récession la plus sévère depuis 2012), cela se rependra inévitablement aux autres secteurs de l’Économie… La croissance du secteur des services a ainsi affiché l’un des plus faibles niveaux depuis 2014… Les guerres commerciales et les tensions géopolitiques ne rassurant en rien les entreprises, le président de la Banque Centrale a déclaré devant le Parlement Européen que «les données récentes et les indicateurs avancés ne montrent aucun signe probant de rebond »… Mario Draghi de rajouter devant la commission des affaires économiques : « Plus longtemps durera la faiblesse du secteur manufacturier, plus grand sera le risque de voir les autres pans de l’économie affectés par le ralentissement »…

Ajoutons à cela la morosité persistante de l’économie italienne… Selon les derniers chiffres de l’Institut Istat, l’Italie a enregistré une croissance de son PIB plus faible que prévue, à 0,8%, contre 0,9% estimée… Or, le FMI et la Commission européenne tablent sur une croissance de 0,1% seulement…

Et pour compléter le tableau, la panne du moteur industriel allemand se prolonge… Les chiffres de Markit indiquent « le premier repli de l’activité globale depuis 2013 »… Mais aussi les plus forts taux de contraction depuis octobre 2012 et la croissance de l’activité des services à son plus bas niveau depuis juin 2009… Le modèle économique allemand montre donc sa forte exposition aux soubresauts du commerce international… Assez, en tout cas, pour que Berlin se pose la question d’une relance budgétaire, face aux craintes de récession… Et tous les experts pointent du doigt l’instablité mondiale, notamment due au Brexit et à la guerre commerciale américano-chinoise, pour se poser la même question… Isabelle Job, directrice des études économiques au Crédit Agricole, estime même que « les politiques monétaires accomodantes sont du pain béni pour les marchés… Cela pousse donc au risque »…

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