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Législatives 2019

Ecrit par le 8 octobre 2019


A l’époque où l’Union européenne est bousculée par le « dégagisme » et la vague de candidats « antisystème », la victoire sans nuance du classique Parti socialiste (PS, gauche) portugais aux élections législatives relève de la prouesse. Cette performance incombait en grande partie à son leader, le social-démocrate Antonio Costa, premier ministre sortant et auteur de ce que la France désigne désormais comme « le miracle portugais ».  Sur l’échiquier européen, ce dirigeant est proche des 3 libéraux, assumés (le Président Français, le Premier ministre Belge et futur Président du Conseil de l’Union Européenne, ainsi que le Premier Ministre Luxembourgeois) menés par Macron. Et ça a marché ! Au bord de la banqueroute en 2010, le pays a renoué avec la croissance économique, sans laisser déraper les comptes publics. Une performancse, donc.

Frisant la majorité absolue, le PS a raflé dimanche, selon les résultats provisoires, 36,65% des voix, laissant loin derrière lui le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) à 27,9% mais aussi ses anciens alliés du Bloc de gauche (gauche radicale, 9,3 %) et du Parti communiste (6 %).

Seule entorse à ce scénario classique d’un vieux monde politique est l’émergence du Parti des personnes, des animaux et de la nature (PAN), un jeune mouvement écologiste « ni de gauche, ni de droite » qui parvient à récolter près de 3 % des votes s’approchant du score de la droite libérale du CDS-PP, autour de 4 %. Aussi on notera qu’un mouvement flirtant avec l’extrême droite a réussi à faire élire son premier député, alors que l’extrême droite comme l’extrême gauche etaient absentes du paysage politique du Portugal, jusqu’à donc ce dimanche.

Thierry réunie votre journaliste Vincent Barros et l’ambassadeur du Portugal Antonio Correia pour décrypter ces résultats et anticiper la ligne politique de ce nouveau gouvernement.

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