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Les divisions persistent sur le financement du budget de la zone euro

Ecrit par le 19 juin 2019


Bonjour à toutes et à tous,

La minute de l’Europe cette semaine est consacrée à la cohérence du financement du budget de la zone €. Si les ministres européens des Finances ont trouvé un accord sur un budget – par ailleurs en deçà des attentes françaises – son financement continue cependant à poser bien des questions. Et malgré les encouragements formulés par le FMI, la Commission Européenne et les nombreux avertissements lancés par les experts et universitaires, les partenaires de la zone € n’ont pas bougé d’un yota pour renforcer l’Union économique et monétaire. Il serait pourtant préférable de le faire selon les experts, dans la perspective d’une nouvelle crise éventuelle et les orientations édulcorées prises en décembre 2018 avaient déjà signé un renoncement au véritable budget de la zone €. La nouvelle réserve budgétaire était alors évaluée à 17 milliards d’€.

Les Pays-Bas notamment ont réaffirmé leur opposition à toute extension de sources de revenus. Et la dimension de soutien qu’elle défend, s’oppose à la vision d’investissement défendue par la France, l’Espagne, le Portugal ou encore la Commission Européenne. Le commissaire aux affaires économiques, Pierre Moscovici, se veut cependant optimiste. Affirmant que les petites étapes ouvrent la porte à d’autres progrès.

Cependant, le Ministre français des Finances, Bruno Le Maire s’est voulu très enthousiaste, annonçant un budget de la zone€, ce qui correspond aux souhaits d’Emmanuel Macron. N’hésitant pas non plus à parler de « mini révolution » et de « véritable changement ». Un résultat pourtant loin de l’idée que le budget de la zone€ corresponde à plusieurs points de PIB européen. Et concernant le fincement, Bruno Le Maire estime qu’il faut commencer petit à petit à abonder afin de donner « le potentiel de croître au fil du temps ».

Un enthousiasme de façade selon plusieurs sources à l’UE, pour qui le climat était loin de l’optimisme dans la salle de rénion. Pour le président de l’Eurogroup, le portugais, Mario Centeno, les Etats doivent préciser la ligne directrice sur la source des financements, le volume du fonds et les objectifs à financer. Pierre Moscovici se satisfait donc du rôle de stabilisateur que pourrait avoir un budget de la zone €, en cas de chocs économiques. Quant à la Ministre espagnole des Finances – Nadia Calviño – ce budget irait dans le sens de l’Histoire, mais doute qu’il ne soit au menu des discussions, les 20 et 21 juin prochains, le prochain sommet.

Ses défenseurs espèrent en tout cas trouvé une issue favorable avant la fin du Cadre Financier Pluriannuel portant sur la période 2021-2027. Le ministre allemand s’avançant même à ce qu’un accord soit trouvé sous la présidence allemande de l’UE, au second semestre 2020.

Aucune avancée en revanche sur le projet de Système Européen d’Assurance des Dépôts. Un outil pour éliminer les prêts toxiques européens, qui ne représentent que 3,3% du total, mais auquel s’oppose vigoureusement l’Allemagne. Une déception pour Pierre Moscovici et le directeur du Mécanisme européen de stabilité, Klaus Regling.

Et dans cet objectif de renforcement de l’Union économique et monétaire, seul la réforme du Mécanisme européen de stabilité a réuni les ministres des Finances. Mais sa révision permet surtout de soutenir les banques en cas de nouvelle crise bancaire. Or, selon les experts, la monnaie unique n’atteindra l’âge adulte que lors de la prochaine récession, qui pourrait intervenir plus tôt que prévu.

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