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L’UE s’inquiète des dettes françaises, italiennes et espagnoles

Ecrit par le 27 novembre 2019


On parle ce matin des inquiétudes exprimées par l’Union Européenne à l’égard des dettes publiques de la France, l’Italie et l’Espagne… Car ces trois pays ont échoué à « remettre leurs finances sur le bon chemin » au cours de la reprise économique des dernières années…

Ainsi, lors de la présentation du paquet budgétaire d’automne, le vice-président de la Commission européenne, en charge de l’€ – Valdis Dombrovskis, a affirmé que les plans budgétaires de 8 États membres risquaient de ne pas respecter les règles budgétaires européennes…

Dans son viseur, notamment, le ratio dette/PIB de l’Espagne, la France et la Belgique, qui atteint presque les 100%, alors que l’Italie l’a largement surpassé avec une dette de 136% du PIB… Alors que la réglementation européenne préconise une réduction de leur dette publique, quand cette dernière dépasse les 60% de leur PIB… Et force est de constater que ces pays ne prévoient ni ajustement budgétaire, ni expansion en 2020, rendant ainsi ces pays plus vulnérables aux possibles chocs économiques, et Mr Dombrovskis a donc enjoint ces pays à faire de la réduction de leur dette une priorité… Et si la Commission n’a pas réclamé d’ajustement des plans budgétaires de ces pays, elles les a sommé d’apporter des modifications…

Or, en pleine recherche de gouvernement, l’Espagne et la Belgique n’ont pas renvoyé de projet révisé à l’exécutif européen, s’accordant un délai jusqu’aux Législatives respectives… De leurs côtés, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande n’entrent pas non plus dans les clous budgétaires, alors que l’exécutif européen a invité l’Allemagne et les Pays-Bas à soutenir leur investissement en terme de marge budgétaire… Le Commissaire à l’Économie – Pierre Moscovici – félicitant même ces politiques budgétaires plus expansionnistes…

Ce paquet budgétaire d’automne, qui a également été l’occasion de publier le 4è rapport concernant la surveillance renforcée de la Grèce… Athènes est ainsi sur le point de dépasser son objectif d’excédent primaire budgétaire de 3,5% du PIB en 2019, renforcé par un travail important sur le secteur des affaire et une stimulation de l’investissement… La croissance économique grecque pourrait ainsi atteindre 2,3% en 2020, alors que la moyenne de la zone € se situe à 1,2%… Et après avoir recueilli les félicitations des autorités financières, le pays pourrait bénéficier de mesures d’allègement de la dette lors du prochain sommet de l’Eurogroupe, en décembre…

En revanche, c’est la première fois depuis 2002 qu’aucun Etat membre n’est concerné par une procédure de déficit excessif, alors que 9 d’entre eux affichent des excédents budgétaires… Et avec le déficit italien de 0,3% du PIB et les stratégies expansionnistes allemandes et néerlandaise, la zone€ affichera un déficit structurel quasi neutre, de l’ordre de 0,2% en 2020… Des résultats encourageants, qui presse cependant la Commission à faire emprunter les instruments budgétaire pour se préparer aux périodes difficiles, car l’économie européenne et mondiale ralentit… Et Pierre Moscovici de s’efforcer à montrer que prudence ne rime pas forcément avec austérité… Ajoutant même « Lorsqu’on utilise les règles tout en restant flexible, c’est là que l’on constater des progrès »… Une parole qui contraste avec les aspirations, certes à plus de flexibilité, mais surtout la refonte du pacte budgétaire européen…


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