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Reforme du chômage : Pas de changement en cas de retour en France

Ecrit par le 20 juin 2019


Bonjour à toutes et à tous !!!

On s’intéresse à la réforme de l’assurance chômage et les changements qu’elle pourrait induire sur la prise en charge des travailleurs français de l’Étranger… Que vous soyez travailleurs frontaliers ou résident étranger voulant rentrer en France, tendez l’oreille… Les règles d’indemnisation ne devraient pas changer, selon l’UNEDIC… Ainsi, le travailleur cotise dans le pays où il travaille, mais c’est son Etat de résidence qui versera ses droits au chômage… En 2017, un delta de 700 millions d’€ a donc été observé entre l’argent versé par Pôle Emploi aux demandeurs d’emploi frontaliers et la somme remboursé par l’Etat dans lequel ils travaillent… 919 millions d’€ ont été versés, pour un remboursement de 210 millions… Et ce sont principalement les français qui travaillent en Suisse qui sont à l’origine de ce surcoût, avec 74% de travailleurs suisses et 13% au Luxembourg… Un surcoût de 50 millions d’€ par an depuis 2013…

En cause notamment, la hausse du nombre de frontaliers, passés à 170 000 en Suisse, mais aussi le niveau de salaires : 78 000€ brut par an en Suisse, contre 38 000 en France… L’indemnisation moyenne pour un travailleur suisse est donc de 2 780€ par mois, contre 1 160 en France…

Or en 2016, la Commission européenne avait souhaité que l’indemnisation chômage soit basculée vers l’Etat d’emploi à compté de 12 mois d’inactivité… Période ramené finalement à 3 mois, en juin 2018, avant que le Parlement européen ne donne finalement le choix au travailleur frontalier de s’affilier à son Etat de résidence…

Mais attention, les règles générales devraient se durcir en 2020… À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé 6 mois et non plus 4 au cours des 2 dernières années pour pouvoir prétendre au chômage… Il faudra également avoir travaillé 6 mois en situation de cumul emploi-chômage, au lieu d’1 seul actuellement… Avec des économies estimées à 2,85 milliards d’€ à la clé… Le principe de travail égal, allocation égale sera aussi appliqué, afin que les personnes qui travaillent en continu ne soit pas pénalisées par rapport à celles qui alternent contrats courts et inactivité… De plus l’indemnisation ne sera plus calculée en divisant les revenus par le nombre de jours travaillés, mais par celui entre le premier et le dernier contrat… L’indemnité sera ainsi comprise entre 65 et 96% du salaire net mensuel moyen… Et les salariés qui perçoivent un revenu supérieur à 4 500€ brut par mois, verront s’appliquer une dégressivité au début du 7è mois d’indemnisation, de 30%… En revanche, les salariés de 57 ans et plus ne sont pas concernés par cette mesure… Le plafond de l’indemnisation maximale est désormais fixé à 6 615€ net mensuel…

Mais en parallèle, l’indemnisation sera ouverte aux démissionnaires, dès le 1er novembre… Il faudra notamment avoir travaillé dans la même entreprise au cours des 5 dernières années et être en projet de reconversion ou de création d’entreprise… Les indépendants bénéficieront également d’une allocation forfaitaire pour 6 mois en cas de liquidation judiciaire… Enfin, 1 milliers de conseillers Pôle Emploi sera recruté pour trois ans, profitant ainsi de la baisse du chômage et des gains de productivité pour financer ces postes… Notez également que les nouveaux demandeurs d’emploi suivront 2 demi-journée d’accompagnement dans les 4 premières semaines suivant leur inscription, contre un entretien de 45 minutes actuellement…

Lire article complet sur Les Français.press.


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