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Très chers paradis fiscaux : qu’est ce qu’un paradis fiscal ?

Ecrit par le 21 mai 2019


Le père Noël des riches sous les tropiques : Bahamas, iles Vierges, Trinidad et Tobago, Panama, Guatemala, Costa-Rica, Uruguay, Iles Caïman… Des eaux turquoises qu’il n’est même pas nécessaire de connaitre pour y laisser sa fortune, ses trusts, ses entreprises écran. Telle est l’image de ces refuges héritiers des pirates des Caraïbes, même si la réalité a bien évolué. Tout d’abord parce que si la lutte contre les paradis fiscaux a été engagée avec la mondialisation, qui facilite les opérations financières au détriment du contrôle fiscal des Etats, celle-ci ne va jamais jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que ces paradis semblant protégées par ces mêmes Etats.

Dés 1998, l’OCDE publie un rapport sur les conséquences économiques et financières des paradis fiscaux. La mondialisation des échanges fait exploser le rôle de ce qui paraissait marginal, exotique, réservé à des opérateurs multinationaux et d’une certaine taille. Quand monsieur tout le monde, ou presque, s’est vu proposé de constituer sa société au paradis, les fuites sont devenues énormes et les grands Etats se sont inquiétés.

En 2000, l’OCDE publie une liste de 35 pays considérés comme des paradis, et 47 autres comme des quasi paradis. Quatre ans plus tard, la liste a fondu : il ne reste que cinq moutons noirs (Monaco, Andorre, Lichtenstein, Liberia, Iles Marshall). La liste, on le comprend, évolue en fonction des pressions et intérêts diplomatiques. Ainsi, quatre ans plus tard, il n’y a plus de pays dans l’aire européenne mais apparaissent l’Uruguay, la Malaisie, le Costa-Rica et la Malaisie. Finalement, dés 2009 l’OCDE considère que plus aucun pays n’est un paradis fiscal.

Lire l’article au complet sur le site Lesfrançais.press. 


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