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Réchauffement : Bordeaux va tester de nouveaux cépages

Ecrit par le 8 juillet 2019


??Bonjour à toutes et à tous !!!

Pour ce début des vacances, on s’attaque à un sujet ambitieux : le vin de Bordeaux… Car ce monument français doit désormais s’adapter face au réchauffement climatique… Ces importantes variations de T°C, vont obliger les vignerons de la région bordelaise, à repenser les cépages, sans pour autant dénaturer la typicité de leurs vins… Vaste équation !

En effet, dès le Printemps, qui est de plus en plus doux, la vigne a tendance à fleurir plus rapidement… Cela peut donc l’exposer au gel… Mais l’été, la hausse des T°C entraîne un plus important taux d’alcool dans le vin… Par exemple, si on voyage vers les Côtes du Rhône, le cahier des charges pour le Chateauneuf-du-Pape – établit en 2011 – prévoit un titre alcoométrique de 12,5°C… Or il s’établit bien plus souvent à 14°C… Or plus il y a d’alcool, moins on retrouve de l’acidité, ce qui modifie structurellement la typicité du vin…

C’est face à ce risque, que l’Assemblée Générale du syndicat des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, a adopté le 28 juin, une mesure inédite face au réchauffement climatique… 7 nouveaux cépages, qui ne figurent pas dans le cahier des charges, pourront être plantés et vinifiés… 4 cépages rouges et 3 blancs, qui ont été testés sur la parcelle n°52 de l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin… Ils doivent ainsi mieux résister au réchauffement et aux maladies favorisées par ce-dernier, comme la pourriture, l’oïdium ou le mildiou…

On retrouve alors des cépages portugais (l’alvarinho et le touriga nacional), et d’autres ont été oubliés (les castets ou le petit manseng)… Certains, enfin, sont hybrides : l’arinarnoa, le marselan ou le liliorila…

Dernière étape, les faire accepter par l’Institut National des Appellations d’origine… Les premières plantations se dérouleront alors sur la campagne 2020/2021… Pour une vinification 5 à 6 ans plus tard…

Un procédé inédit, très encadré… Les surfaces consacrées, ne pourront dépasser 5% de la superficie de l’exploitation et ils devront être assemblés dans la limite de 10% de l’assemblage final…

Une adaptation qui devrait donner des idées et être suivie par Cognac et la Champagne… Mais l’urgence est bien dans le Bordelais, avec le Merlot qui est aujourd’hui à bout de souffle, alors qu’il représente 50% de la surface… Car comme le craint le climatologue Hervé Le Treut, il n’est pas impossible que les futurs étés bordelais connaissent une augmentation de la T°C de l’ordre de 5 à 10°C par rapport à la normale… Les vignes du plus grand vignoble de France, pourraient alors ne pas le supporter… Pas de doute désormais, le Changement c’est maintenant !

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